
Il s'agit ici, du site pour la publicité de Pralognan l'été, que j'avais fait en août 2008. Je n'ai pas voulu repayer une nouvelle inscription en considérant que ce n'est pas mon rôle de faire la publicité qui n'est pas assurée par la station. Les photos sont malheureusement plus petites que sur le site.
BONJOUR
Voilà bien long temps que je n'a pas été poussée à écrire, ce qui me vaut d'avoir droit à des publicités...
Cette inactivité a pour cause profonde, la mise au point, le tri, la mise en ordre des très nombreuses photo graphies que
j'ai faites depuis l'été 2007, avec le but de pouvoir les adresser au CNRS qui était intéressé par l'évolution de la végétation en montagne, sous l'influence du changement
climatique.
En effet le 7 juillet 2007 en allant vers les Prioux j'avais été horrifiée, il n'y a pas d'autre terme, de voir au haut des pentes avant le Petit Mont Blanc, toute la ragée de mélèzes en altitude, au dessus des sapins, complètement jaune comme en automne.
J'était passée, au niveau de Cholière, devant devant les grandes gantianes qui n'avaitent pas fleuri, je n'y avais pas
prêté plus d'attention, ce n'est qu'au retour que j'ai photographié cette tistesse, avec les feuilles tombant déssèchées.
C'est alors que j'ai commencé à examiner toute la végétation atteinte par ce mois d'avril 2007, qui avait une température de mois de juillet. J'ai pu alors faire de nombreuses vues surtout en macro pour montrer l'éclatement des écorces, qui aboutit par la suite à la casse des rameaux, surtout pour les nombreux arcosses qui n'ont toujours pas repoussé 4 ans plus tard.
Toute la végétation, de tout nature, a réagi à sa façon. Je ne siterai que quelques exemples plus parlants : les rhubarbes du chalets forestier avec d'énormes belles feuilles dont 1/3 demeurait d'un très beau verts, alors que le reste était avachi de couleur rouille caractéristique. Plus étonnant était un généranium sur la fenêtre au soleil devenu totalement rouge, tiges et feuilles, la chlorophyle est devenues rouge! les plantes décoratives aux allentour devenaient également rouges alors que d'autres plantes plus petites devenaient complètement noires, un plantain.
Puis fut venu l'épidémie de chute des arbres, chacun à sa façon, à des hauteurs différentes.
L'évolution progresive de tous ces changements et la mort de bien des sapins, fait que nous ne nous rendons pas compte, de façon évidente, de la modification des nos paysages.
Combien de sapins sont morts dans la descente après le Planay? ils avaient si fière allure je regrette beaucoup de ne pas avoir photographié "avant" cette route tellement belles et très caractéristique de la route de montagne qu'on admire.
Il est remarquable que les sapins située au dessus de l'Isertan ont perdu leurs branches basses et ne restent chevelus que
vers le sommet, une alignée de troncs dénudés que je vois de mon balcon..
Graduellement la destruction continue, avec une caractéritique assez naturelle de s'efforcer de faire un très grand nombre d'organes de reproduction. Avez-vous remarqué le très grand nombre de cones en haut de nos sapins?
Ainsi sera devenue notre montagne, n'ayant pas d'élément de comparaison, il faura l'accepter telquel.
M.G.V.
Bonjour,
Tous les logiciels changent constamment je n'ai pas réussi à insérer mon image, ici encore on est de plus en plus privé de liberté!
Comme à l'accoutumé, j'aime illustrer mes écrits par une photo, cette activité demeure mon hobby. Je ne peux malheureusement plus marcher assez longtemps pour pouvoir aller cheminer sur les sentiers. En ce qui concerne la nature, je dois me contenter des récits faits par mes clients, leur rencontre avec les animaux, peu ou pas de bouquetins! Il ne me reste plus qu' à fixer sur l'image la vie du quotidien qui m'entoure.
Cette saison, après un certain petit démarrage, survient le silence téléphonique, je vais aux renseignements, à la centrale de réservation, la situation est la même : des journées où les appels téléphoniques sont devenus rares, conduisant à des devis qui n'aboutissent pas à la réservation.
C'est ainsi qu'il était facile de de prévoir une activité déclinante. Nous sommes maintenant au plus fort remplissage de la station, ce qui me frappe, et me pousse à écrire, c' est la baisse notable et très visible de l'activité du marché. Les forains sont beaucoup moins nombreux, peut être la moitié. Le marchand de fruits et légumes, n'est venu qu'une seule fois, au premier marché du mois d'août.
Il s'agit là d'un baromètre incontestable, le forain peut s'adapter immédiatement. Les services municipaux peuvent évaluer le montant des emplacements qui ont été loués, ils peuvent ainsi chiffrer le pourcentage de baisse .
C'est une donnée que ne peut ignorer la municipalité, et devrait conduire à envisager une politique de promotion en accord avec la situation économique actuelle, et avec surtout, la catégorie de clientèle qui recherche en montagne une ambiance hors de leur vie quotidienne, la beauté du site, le calme, le contact avec la nature, (s'exprimer ainsi c'est peut être faire du racisme!).
En ce début du mois d'août, Pralognan est agréablement vivant, suffisament animé, c'est ce qu'aurait pu montrer la photo que j'avais préparée.
il est à considérer que le nombre des touristes d'été, n'ont que peut d'influence sur le chiffre d'affaire du téléphérique, qui doit supporter une charge salariale notable. C'est l'éternel problème de pralognan. C'est ainsi qu'on est conduit à ne pas faire des frais de dépenses pubilcitaires, pour la saison d'été.
Pourtant il est fait de gros efforts au niveau de l'animation dont la nature s'adapte à ce que peuvent attendre ceux qui recherchent cette ambiance, particulièrement pour les enfants. La fréquentation est bonne, pas la foule, on apprécie calmement les spectacles gratuits, très proches du public: les enfants. Des enfants bien élevés.
Au niveau sonore, les décibels ont été poussés moins haut que ceux qu'on a dû subir d'autres années. La notion de surdité causée par leur très hauts niveaux, est-elle passée par là? mais aussi avoir la notion que ce n'est pas ce qu'on vient chercher en montagne, une réflexion souvent faite par mes clients, puisqu'ils se retrouvent placés aux premières loges.
Dans ces conditions je pense, c'est une opinion personnelle, que la clientèle se retrouve changée, moins de poussettes, leur nombre avait frappé une amie qui vient à Pralognan depuis sa plus tendre jeunesse, ce qui me conduit à en faire état. J'ai pu rencontrer, par contre, nettement plus de personnes qui viennent avec le but, bien déterminé, de faire les randonnées qui sont si nombreuses et si belles à Pralognan.
Ceci me donne à penser que cette année on n'est pas venu à Pralognan avec le seul but de passer des vacances à la montagne, aussi bien qu'ailleurs, où dans ce cas, les randonées sont un "accessoire", alors que nos installations qui représentent un gros investissement sont l'attrait principal.
Ce changement aboutit à la location d'appartements de haut niveau qui sont sous occupés : 2 personnes dans un appartement classé pour 6, ou 3 personnes pour un appartement de 5. Ce qui compte c'est le caractère agréable, mais pas le prix.
Cette situation est nouvelle, elle donne à penser, alors que le contexte économique n'est pas favorable.
Qu'en pensez-vous? M.V.G.
Ainsi commence le mois de juin
Peut-on encore aller plus loin dans le manque d'activité ???
Week end de l'Ascension, ce samedi 4 juin, c'est le vide absolu dans le centre de la station, sauf pour la célébration d'un mariage qui met un peu d'animation. Dans une telle ambiance, à mes yeux, cette cérémonie m'apparaît moins gaie : une fête dans le désert. Il y a une telle disparité évidente entre la joie du mariage et la tristesse du vide de la station, une situation qui n'avait certainement pas été prévue.
Cet hiver j'ai photographié et dénombré les automobiles, stationnant dans la station, pour en arriver à plus de mille.
Ce début d'été, aux jours les plus longs, je suis allé photographier le vide absolu des places de stationnement, à un point que je n'aurais pas pu imaginer, même avec mon esprit très tristement critique.
Quelques voitures, non 73, passent de temps à autre, elles sont arrivées par le Plateau, l'une d'entre elles c'est arrêtée devant l'ofice du tourisme pour y prendre le dépliant dans la boite, faire quelques pas en le consultant, puis repartir, c'était des 01. Les promeneurs se font remarquer , tant ils sont rares, ils ont un comportement inhabituel, ne sachant pas ce qu'il faut regarder, on les sent un peu perdus.
Tout Pralogan sait que les locations sont vides pour toute la saison d'été, on trouvera toujours à se loger, toutes les catégories sont touchés.
Alors que faire? faire des promotions, et alors ! on choisira un appartement plutôt qu'un autre, sans augmenter la fréquentation de la station.
Pourquoi venir à pralognan, quand on ne sait pas que la station existe et que c'est une magnifique station d'été, un lieu tout à fait exceptionnelle par rapport aux autres.
Quand on recherche sur GOOGLE "village, montagne, savoie" jamais Pralognan n'apparaît, j'ai tenté avec beaucoup d'autres critères de recherche, ils sont également muets. J'accuse, personnellement cette énorme lacune de provoquer l'endormissement de la station qui ne recherche pas de nouveau clients avec les moyens actuels, alors que d'autres villages s'en sortent mieux.
Il apparaît nécessaire que Pralognan apparaisse toujours sur les différentes recherches que le client peut choisir. Nous sommes des retardataires, les prés sont très éloignés.
Nous vivons presque uniquement sur notre clientèle habituelle ou ancienne, le plus bel exemple, significatif, et je serais tentée de dire, porté à faire rire, est ma dernière réservation, la première depuis plus d'un mois. La cliente me demande "pour les clés comment on fait? est-ce que c'est toujours votre mari qui les remet à la boutique ?"
Dans ces conditions quels sont ceux qui s'en sortent mieux ? A n'en pas douter ce sont ceux qui se sont inscrits sur un très très grand nombre de sites de vacances, en ne négligeant pas ceux qui sont payants, ce qui fini par faire cher. Ainsi la publicité de pralognan doit être assurée, non par l'Office du Tourisme, ce n'est plus son rôle, mais par les Pralognanais solidement armés au niveau informatique, encore que la réussite ne soit pas garantie.
Quand Pralognan n'est pas connu, ce n'est qu'un lieu comme un autre, sans personnalité, le loueur en fait évidemment l'éloge, comme tous les autres, mais si la station n'affiche pas son dynamisme, les chances sont plus minces.
Ici s'arrêtent les réflexion du jour.
M.V.G.
L'INTERSAISON À PRALOGNAN
La saison d'hiver s'est terminé bien rapidement, avant Pâques. Des touristes curieux venant voir Pralognan parce qu'on leur à dit "c'est beau" se sont retrouvés dans un village qui dort à poings fermés.
En descendant à Moutiers, dans l'après-midi du samedi de Pâques j'ai croisé 15 voitures "d'estrangers" qui montaient à Pralognan.
Dans cette situation que peuvent penser ces curieux? quelle réaction psychologique peut de dégager à la vue d'un village qui n'a plus envie, ou besoin, de travailler, de vivre, jusqu à la date sacrée de Pâques. Dimanche, une personne m'a demandé s'il y avait une messe!
Ce manque total d'accueil correspond bien au mode vie actuel. On ne peut pas ouvrir pour perdre de l'argent! faire acte de présence est aussi un trop lourd sacrifice. La civilisation actuelle conduit, tout le monde, en toutes circonstances, à ne penser qu'à son propre confort, ou intérêt personnel. La notion de solidarité entre un groupe de personnes, l'entité village, est bien rétrograde,celà me fait penser aussi à la perte de la notion de respect.
Nous voici maintenant sur le chemin de la saison d'été, celle qui ne marche plus, à l'opposé de la saison d'hiver . Si je la prévois en fonction de ma situation personnelle, selon l'usage, je ne peux être que pessimiste. Sur une période de deux mois je n'ai reçu qu'un seul coup de fil ! ces clients voulaient pouvoir manger dehors et ça ne faisait pas, et le téléphone reste éternellement silencieux.
Reste alors les clients fidèles, qui reviennent tous les ans. ils sauvent la mise, les réservations datent de l'année précédente. Pralognan vit sur son ancienne clientèle, j'aimerais pouvoir être démentie.
Le tourisme est devenu la ressource du monde entier, avec souvent beaucoup d'imagination pour apporter des distractions originales dans des pays lointains où le prix du voyage est facilement compensé par le prix très bas de toutes les autres dépenses.
Nous avons de très nombreux concurrents.Cette réalité se voit au travers des émissions de télévision.
Pour essayer de luter il faudrait, à n'en pas douter, avoir un site internet virulent, fonctionnant avec aisance, et qui ainsi, puisse donner envie de venir. Mais voilà, ça coute cher, on ne peut pas demander de subvention...
A Pralognan faire des dépenses de publicité c'est jeter l'argent à tous les vents.
M.V.G.